Hi M. Darcy. || & Lovefool.

17 mai 2009

It's just a game. [C&B]

Why did you do that ? - Because I love her.

Just the best scene ever. Gossip Girl 2x23.

Posté par Darcy_ à 18:26 - || Discovery - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


30 avril 2009

Ca va. Imhotep.

Je ne saurais dire si tu es un mec bien ou un enfoiré. Peut-être un peu des deux. Mais dans le cas présent, c'est moi l'imbécile, moi qui voulais que tu ne saches rien alors que tu savais tout. Je te remercie, vraiment. Pour avoir fait comme si tu ne savais pas, pour n'avoir pas changé d'attitude par rapport à moi. Peut-être que c'est parce que tu t'en moquais. Ou peut-être parce que je te l'avais demandé. Je ne sais pas comment tu me considères, ce que tu penses de moi, si tu tiens à moi. En réalité, tu t'en moques certainement. J'en sais rien. Je fais des hypothèses.
Le pire là-dedans, c'est que je ne suis même pas triste. Je ne t'en veux pas. J'en veux à J., pour être le plus gros crétin que je connaisse et ne pas m'avoir dit plus tôt ce qu'il savait, mais pas à toi. Enfin si, une partie de moi doit certainement t'en vouloir, mais pas pour ça je pense. Enfin je n'en sais rien. Je ne suis pas triste, c'est ce qui compte. Je ne dis pas que ça ne viendra pas avec le temps ; lundi, vous voir, sourire, tout ça sera peut-être un peu plus difficile qu'avant. Mais pour le moment, je continue à me dire "tant pis, c'est la vie. Profite." En un sens ça me fait peur, d'arriver à me détacher de moi-même comme cela. De ne plus rien ressentir. Depuis quand n'ai-je pas été vraiment triste ? Je prends les coups, j'encaisse, je passe à autre chose, et je recommence à rire. C'est très important pour moi de rire. Parce que quand je ris, je suis dans un état où le monde peut difficilement m'atteindre. C'est juste tellement bon de rire.

Posté par Darcy_ à 12:59 - || Darcy - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

05 mars 2009

Be here now.

OK, j’ai fait une connerie. Mais ce n’était qu’un accident… je n’ai pas fait exprès, je ne le voulais pas. Oui bon, j’aurais peut-être pu être plus délicat. Mais tout s’est passé si vite ! Restons calme. Cessons les cent pas, respirons. Nous ? Qui nous ? Non, je suis seul à ma connerie. Je délire, il faut que je me calme. Ce n’est rien, seulement un petit incident sans conséquences. Après tout, c’était juste de la peinture. Oh la la, je n’aurais pas dû partir en courant. Mais merde, quel con ! Là, il va croire que je l’ai fait exprès. Je suis dans la merde jusqu’au cou. Prions pour qu’il n’ait pas vu mon visage… nous encore ? Mais abruti, tu es SEUL là. Personne ne viendra t’aider, parce que personne ne veut être dans la même merde que toi. Bon, je me calme. Vraiment, si si. Respire à fond… là, ça va mieux. Maintenant réfléchiss… réfléchis, point. Tu peux aller t’excuser, peut-être qu’il sera compréhensif. Ah ah. La bonne blague. Lui, compréhensif ? Autant qu’un poulet à qui on explique qu’on va lui couper la tête pour le manger. Non, la métaphore est mauvaise, là le poulet est une victime sans aucun moyen de défense. Lui, c’est une victime avec un bon moyen de défense : ses muscles. Oh la la, je suis mal… mais non, je devrais pouvoir m’en sortir. Déjà, il faut que je sorte de cette salle, je ne vais pas rester caché jusqu’à la fin de ma vie ici. Il faut que j’ouvre doucement la porte… voilà… elle ne grince pas, ouf. Coup d’œil à gauche, personne… à droite, quelqu’un vient ! Non non, pas de panique, c’est juste Micky, il faut l’appeler doucement… eh, Micky… il s’approche, l’air franchement inquiet, ça ne présage rien de bon… il te cherche, il a pas l’air content, j’espère que t’as de bonnes pompes. Ben moi aussi j’espère… maintenant sors, sors, vite putain, vite ! Je cours dans le couloir, il faut que j’arrive à la sortie, il faut que je chope ce foutu bus, on verra demain pour lui, ça se trouve il aura oublié… merde, l’entrée est encombrée, cassez-vous abrutis, laissez-moi passer, question de vie ou de mort ! Maintenant la cour, y a pas grand monde, il faut que j’atteigne l’arrêt de bus… plus que quelques mètres et la sécurité, le confort, le soulagement ! Il faut que j’accélère, j’y suis presque… non ! Coupé dans mon élan, je suis par terre, j’ai du mal à respirer, ma vue se brouille, je lève les yeux, je distingue quelqu’un, je le connais, oh putain, oh non…

J'ai coupé la fin, elle ne me plaisait pas. Je la réécrirais plus tard certainement.

Posté par Darcy_ à 19:54 - || Penny Lane - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

02 mars 2009

Mad world

J'avais le développement, mais j'ai tellement galéré pour lui mettre une fin que finalement, quoique je fasse, elle ne me plaira pas. Je lui laisse donc cet embryon de chute qui ne me plaît guère, mais qui me plaît plus que mes autres idées.

« Putain, C. a disparu ! »

Le professeur et les élèves braquèrent leurs regards éberlués sur M.. Elle avait débarqué comme une furie pendant mon cours de physique, ne se préoccupant pas des occupants de la salle, à part moi.

« Putain Thomas, elle a disparu ! Bouge tes fesses, il faut qu’on la trouve ! »

Mon professeur bredouilla quelques mots, tentant de faire preuve d’une autorité qui lui faisait cruellement défaut. Elle l’ignora, braquant son regard de braise sur moi. J’étais celui qui connaissait le mieux C., et qui était le mieux à même de la retrouver. Je ne savais pas le fond de l’histoire, mais si je ne me bougeais pas, il y avait de grandes chances que M. fasse un sitting dans la salle.
En soupirant, je ramassais mes affaires, lançait une vague excuse au professeur et sortait à sa suite, tandis qu’elle m’expliquait ce qui se passait.

« Ce matin on l’a croisé avec J., elle avait l’air fatiguée mais on s’est pas inquiétées tu vois, elle nous a dit à tout à l’heure et depuis plus rien, elle est pas venue en cours, elle répond pas sur son portable, bordel Thomas, faut que tu nous aides là, je sais pas quoi faire, franchement… »

Je tentais mollement de calmer M., mes pensées se dirigeant vers autre chose. Il avait dû se passer quelque chose de grave pour que C. parte comme ça. Ces derniers temps elle n’avait pas l’air bien, c’est vrai, mais personne n’y avait vraiment fait attention… pas même moi. Et maintenant que j’y repensais, je me reprochais mon étourderie.
Les jacasseries de M. vinrent rapidement à bout de mes nerfs, et je la plantais en plein milieu d’un couloir, prétextant qu’il fallait qu’on se sépare pour être plus efficace. J’avais une petite idée de l’endroit où chercher C., mais j’avais peu d’espoir quant à sa présence là-bas. Je la connaissais suffisamment pour savoir que si elle partait sans prévenir, c’est qu’elle ne voulait pas qu’on la trouve facilement…
Le coin d’herbe derrière le bâtiment des Lettres était vide. Je laissais échapper un soupir, et repartis scruter le moindre recoin de notre lycée, en tentant vainement de la joindre. Une idée me vint alors, et je pris la direction de la sortie. Elle m’avait parlé un jour d’un parc près du lycée, peu fréquenté. Il y avait un étang, avec des canards, et elle aimait bien s’y rendre lorsqu’elle avait besoin de se reposer. Si elle ne se trouvait pas là, je chercherais au hasard…
Heureusement, elle était là. Assise sur un banc, ses longs cheveux châtains lâchés, elle faisait face à l’étang. Elle ne bougea pas, pas même quand je m’assis à côté d’elle. Je la dévisageais, mais je ne savais pas si elle avait conscience de ma présence. Elle fixait quelque chose, au loin, ou peut-être ne fixait-elle rien. Elle ne semblait être là que physiquement.
Nous restâmes quelques minutes en silence, avant que j’ose enfin prendre la parole.

« Tu nous as fait peur. Que se passe-t-il ?
- Elle est morte. »

Sa voix semblait éteinte. En fait, toute sa personne semblait éteinte.

« C’est N. qui m’a appelé… c’est lui qui a découvert son corps. Il était fou. Je n’aurais jamais cru le voir comme ça un jour… il ne pleurait même pas. Je n’ai jamais cru qu’on pouvait être détruit mentalement, et pas physiquement. Lui, il l’était. C’était comme… comme rien en fait. Je n’avais jamais rien vu de tel. Elle était tout pour lui, tu sais ? Enfin, tu dois bien savoir… tu les as vus, comme moi. Tu les as vus évoluer, comme moi. Ils étaient inséparables… ils étaient si jeunes, mais ils s’aimaient tant. Je crois que je les enviais pour ça. Tu sais moi, les hommes que j’ai connu, je les ai connu une nuit, un mois. Je les ai aimé le temps d’un baiser, le temps d’une histoire. Je n’ai jamais été aimée comme ils se sont aimé. J’aurais aimé connaître quelque chose comme ça un jour… je pensais qu’ils étaient éternels. Tu vois, quand on fréquente les gens au quotidien, on pense qu’ils sont éternels. Nous-mêmes nous nous pensons éternels, pas vrai ? On parle de la mort, on la voit, mais finalement, c’est si loin de nous… finalement on a pas conscience qu’on la frôle, tous les jours, à chaque minute, à chaque seconde. Pourtant, eux, ils ne méritaient pas ça… »

Elle fit une pause. Une larme perlait à son œil, elle l’essuya et renifla.

« Il m’a dit qu’il allait se venger. Qu’ils buteraient les salauds qui lui ont fait ça. Je ne t’ai rien dit, hein ? Non, je n’ai rien dit à personne… ils l’ont violée. Ils l’ont torturée, je crois que je ne peux même pas imaginer ce qu’elle a vécu. Et pourtant, combien de fois j’ai rêvé de cette scène après ! On a retrouvé son corps dans une poubelle, un matin, devant chez nous. Elle était nue, couverte d’ecchymoses, défigurée, mais vivante. Elle était vivante… on l’a amenée à l’hôpital, on l’a soignée. Mais quelque chose s’est cassée en elle. Elle passait des heures à pleurer dans la chambre, et quand on venait la voir, elle hurlait, elle se cachait… elle ne nous reconnaissait pas. Pas même moi, sa propre sœur ! Elle nous prenait pour les connards qui l’ont torturée, elle pensait qu’on allait la frapper, qu’on allait continuer sur leur lancée… il n’y a que N. qui pouvait l’approcher et la calmer. Tu aurais dû être là quand il l’a vue, son visage s’est décomposé, il pleurait, il s’excusait de ne pas avoir su la protéger… il s’est occupé d’elle avec tellement de tendresse, tellement d’amour… ça m’a brisé le cœur de les voir ainsi, mais en même temps, on a repris espoir, on pensait qu’elle s’en sortirait. »

Elle pleurait, désespérée.

« Mais non… nous avons appris qu’elle était enceinte. Nous ne voulions pas lui dire tout de suite, afin que le choc ne la tue pas… c’est N. qui lui a dit. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit dans la chambre, mais elle était si rayonnante quand nous sommes allés la voir… pour nous, c’était sûr, elle allait s’en sortir. Nous étions si heureux… qui aurait cru qu’un mois après elle allait recroiser l’un d’eux, l’un de ceux qui l’avaient violentée à ce point… nous n’avions jamais entrepris de poursuites contre eux, elle ne le voulait pas, elle voulait juste oublier tout ça.  Mais il l’a vue, il l’a reconnue. Elle fut prise de violents tremblements, et elle eut une crise de nerfs dans le couloir… N. n’était pas là, nous l’avons ramenée dans sa chambre, nous avons tenté de la calmer, nous avons tout fait… mais ça n’a pas suffit. L’infirmière nous fit sortir de la chambre, et vint nous voir une heure plus tard. N. était là quand elle nous annonça que le bébé… était perdu… il s’est précipité pour la voir, mais je crois qu’il était déjà trop tard. C’était un choc de trop pour elle, et nous l’avions de nouveau perdue, pour toujours… elle ne nous entendait plus, elle ne nous voyait plus. N. était désespéré, tous ses efforts pour la ramener à lui ne servirent à rien. Elle n’était plus celle que nous avions connu… et pourtant nous n’en avions pas encore conscience. Tu sais, sur le coup, j’ai cru que c’était juste une conséquence de la crise de nerf, que ça irait mieux le lendemain. Soit aujourd’hui… mais N. est allé la voir ce matin. Elle était morte… il n’a pas voulu me dire comment, il n’a pas voulu que je vienne. Il avait une voix si différente, si… si froide, que je n’ai pas osé le contredire. Mais il va aller les voir, il veut la venger. En fait, je ne crois pas qu’il veuille vraiment les tuer. C’est lui-même qu’il veut tuer, tu comprends ? Je l’ai su à sa voix, je l’ai entendu, bien qu’il ne l’aie pas dit… maintenant qu’elle est morte il s’en fout de mourir, il va se faire tabasser, il va se faire tuer… et moi je vais rester là, sans rien faire, je vais les laisser mourir et je vais continuer à vivre, alors que moi je n’ai personne à qui donner ma vie, elle ne sert à rien… je vais juste vivre en priant pour que je trouve quelqu’un à qui la donner cette vie… »

J’étais impuissant face à tant de détresse, tant d’incompréhension. Je passais un bras autour des épaules de C. et l’attirait contre moi, ses larmes laissant des traces humides sur ma chemise blanche. Je n’osais rien dire, alors que les pensées se bousculaient dans ma tête.

« Laisse-moi être ta raison de vivre… »

Posté par Darcy_ à 23:42 - || Penny Lane - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

01 mars 2009

One more time

Tonight, I’ve decided to write in English. Not because I want to prove that I’m good, just because it’s a beautiful language, and I’m totally bad in German. Well, it’ll be full of faults, but I don’t care. It’s just for pleasure, and it would help me for my preparation for Sciences PO ahah. I’m not sure that English people love French as much as we do, but it would be great. I think that French is a really hard language, with a grammar totally crazy, but it is that which makes the beauty of French : its difficulty.
Yes, I’m writing but I’m not saying something interesting. Maybe should I just write a letter, an « open » letter, you know, like the dangerous liaisons. But I don’t think I’m good enough to do that. And you know, I have nothing to say.
    It’s amazing to see how people could change. Yes, I’m talking (again !) about that. I just don’t understand. Why us ? What have we done to deserve this ? I don’t know but one day, maybe someone will do what I do : maybe I just want that, because I don’t know how it is to be in her situation, and I may want it. Well, I don’t say that it would be nice to be in her situation, but it would be interesting to try to defend myself - what she didn’t do, unfortunately.
    How could I imagine that she wouldn’t defend herself ? It was weird, I didn’t expect that. She didn’t argue for her defence, contrary to what I imagined. Maybe she wanted that, maybe she wanted me to be surprised. Or maybe didn’t I have such an importance for her, that’s why she didn’t care of losing my friendship. I really don’t know. Well, I just wish I had tell her how bad her reputation was. But I didn’t. Maybe when we’ll be back at school, I could tell her. But for now, I’m just waiting. Eventually, I’m prepared to war.

Posté par Darcy_ à 22:12 - || Darcy - Commentaires [1] - Rétroliens [0]




26 février 2009

Avalon

    Tu t’es trompé. Je ne suis pas une fille bien. J’aurais voulu l’être, j’aurais voulu être celle que tu imaginais. Tu étais si gentil avec moi, mais j’ai trahi ta confiance. Le jour où tu m’as dit que je pardonnais toujours, j’ai voulu te dire que c’était faux. J’aurais vraiment voulu te le dire, mais je n’ai pas pu. Tu sais, je crois que je suis lâche. Ça aussi tu me l’as dit, mais c’était en riant, parce que je ne voulais pas me « battre » avec L. J’aurais pu le faire, et tu le sais, j’aurais pu la battre. Mais je n’aime pas les affrontements, je n’aime pas les conflits. Je préfère pardonner, plutôt que de risquer d’être blessée. En fait, je n’aime pas faire mal aux gens. Je suis comme ça moi, quand je blesse quelqu’un, je souffre, et je le regrette. Cette fois-ci aussi. Sauf que cette fois-ci, j’assumerais. Je ne serais pas celle qui demandera pardon en premier.
    Je crois que le pire dans tout ça, c’est que j’ai peur de l’avoir peinte plus mauvaise qu’elle ne l’est en réalité. Je savais qu’elle était immature, égoïste : mais tout ce qu’elle a fait, j’ai cru qu’elle l’avait fait consciemment, et peut-être avais-je tort. Non, peut-être est-ce aussi ce qu’elle voulait : elle voulait que je doute, que je me sente coupable… ce qui m’a le plus déçue, c’est qu’elle n’a pas cherché à m’expliquer sa version de l’histoire, elle s’est contentée de se poser en victime, me faisant passer pour le bourreau qui la torturait. Peut-être était-ce le cas : mais tout bourreau a lui aussi souffert, pour arriver à faire le métier qu’il exécute. Je crois que j’ai idéalisé ce moment : je me préparais à un combat long et ardu, et elle ne s’est même pas défendue. Tu me dis seule coupable, mais qu’es-tu toi ? Je n’en ai aucune idée.
    Je ne suis pas une fille bien, j’ai voulu être méchante. J’ai voulu savoir ce que ça faisait, pour une fois. Je crois que je ne suis pas faite pour ce rôle, je le laisserais aux autres. Je me contenterais d’être le pantin stupide et aveugle qui ne fait que frapper dans le brouillard, n’espérant rien. Je veux juste avoir une bonne année. Quand je t’ai dit ce qu’elle avait fait, je me suis sentie minable. Comment me regarde-tu à présent ? Tu t’en moques certainement, comme eux. C’est pour ça que je vous aime finalement, c’est que vous me permettez de me sentir bien. Avec vous je peux être seulement moi.
    Mais tu sais, je t’avais dit que je cherchais quelque chose. Lundi, quand nous étions assis l’un à côté de l’autre, à rire de ce film passablement prévisible, je me suis rendue compte que ce n’était pas ici que je trouverais ce que je cherche. Ce n’est pas avec toi, ni avec eux. Pourtant je te demanderais quand même une chose : permettez-moi juste de rester un peu avec vous… très certainement, un jour je repartirais à la recherche de ce « quelque chose ». Mais pour l’instant je met cette quête entre parenthèses. J’ai juste envie de me sentir vivante, avec vous.

Posté par Darcy_ à 15:05 - || Darcy - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

23 janvier 2009

Now it's past last call for alcohol.

Le bar était presque vide, les quelques clients restant écoutaient le groupe jouer un morceau de blues, perdu dans l'univers serein et enfumé du Sunset. L. était assise au comptoir, écoutant le solo du trompetiste d'une oreille distraite. Agitant doucement son verre, les glaçons s'entrechoquant dans le whisky on the rock à peine entamé, elle attendait. L'enveloppe contenant ses résultats attendait à côté d'elle. Mais elle avait peur de l'ouvrir, peur de savoir ce qui allait arriver. Dans ce bar, elle se sentait en sécurité. Mais aujourd'hui, elle n'avait pas le courage d'affronter la vérité.
Johnny essuyait les verres non loin d'elle. Scène cliché. Mais scène qu'elle aimait, car elle l'apaisait. Le groupe avait changé de morceau. La voix grave et lancinante de la chanteuse entama les premières parole de your latest trick des Dire Straits. La nostalgie l'envahit. Tant d'images étaient associées à cette chanson. Des images qui le concernaient toutes, et parmi lesquelles se mêlaient souvenirs heureux et tristes. Ses lèvres esquissèrent un vague sourire, et le regard brumeux, elle retrouva sans peine les évènements qui l'intéressaient. Elle se revoyait, à 17 ans, amoureuse, pleine d'espoir et de joie de vivre. Elle revoyait le corps de G. étendu sur la route, et elle prostrée à côté, attendant que quelqu'un vienne l'aider. Elle se souvenait de ses amis tentant en vain de la réconforter, de sa fuite progressive, et de son départ. De sa rencontre avec N., au Canada, de leur premier rendez-vous, de leurs conversations d'artistes émerveillés devant la nature qui s'offrait à eux. Il était peintre, elle musicienne. Elle avait réappris à aimer dans ses bras.
Puis il y avait eu son accident. Tout ce qu'elle avait voulu oublier avait resurgi. Elle lui avait fait vivre un calvaire tandis qu'il continuait à l'aimer. Elle l'avait peu à peu détruit, se détruisant en même temps. Et de nouveau, elle avait fui. Elle avait à nouveau reconstruit sa vie, mais sans oublier. Il lui avait manqué, cruellement. Et ce manque l'avait tuée petit à petit, ses fréquents séjours à l'hôpital en étaient la preuve. Et un jour, bien des années après, elle l'avait revu. De loin. Elle l'avait rappelée, lui avait donné rendez-vous. Et maintenant, elle l'attendait.
L. jeta un coup d'oeil à l'enveloppe. Ses mains tremblaient quand elle la prit. Et encore plus quand elle l'ouvrit.

N. était en retard. A. n'avait pas voulu le laisser partir, certaine qu'elle ne le reverrait plus. Elle en avait pleuré, tandis qu'il lui avait assuré qu'il l'aimait. Tendrement, il l'avait embrassée. Puis il était sorti. Il courut jusqu'au lieu de rendez-vous, son souffle saccadé rythmant ses pas. Il allait enfin la revoir. Tout ce qu'il avait toujours voulu lui dire, le désespoir dans lequel l'avait plongé son départ, sa rencontre avec A., il voulait tout lui dire. Mais lorsqu'il entra dans le bar, ce dernier était vide. Seul Johnny était là, balayant le sol tandis qu'un trompettiste soufflait doucement dans son instrument. Dès les premières notes, il reconnut le morceau. S'approchant du bar, le coeur battant, il vit le verre de whisky à moitié plein à côté de l'enveloppe ouverte. Prenant l'enveloppe, il ne vit pas tout de suite la feuille qui se glissa à terre tandis qu'il sortait fébrilement les documents.
Les résultats d'un examen.
Cancer en phase terminale.
L'enveloppe lui échappa des mains. Ce fut en se baissant qu'il remarqua le carré blanc avec son nom griffonné dessus. Il l'ouvrit, lut les quelques mots, jeta la feuille sur le comptoir, attrapa le verre de whisky et en but une gorgée avant de le reposer. Puis il partit.
Lorsqu'il arriva chez lui, A. se jeta dans ses bras. Il remarqua qu'elle avait pleuré à nouveau. La serrant tendrement, il l'embrassa pour la rassurer. Maintenant il était là pour elle. Et il savait que c'était ce qu'elle aurait voulu.

L. souffla sur ses mains pour les réchauffer tandis qu'elle attendait le bus. Elle sourit en pensant à ce qui l'attendait au bout du chemin. Après des années d'absence, elle allait rentrer chez elle. Au seuil de la mort, elle était prête à affronter ses démons. Et elle était heureuse.

Posté par Darcy_ à 22:41 - || Penny Lane - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

12 janvier 2009

Reprise septembre 2007 - juin 2008

Je reprends l'idée de Ju'. Parce que quand je les ai relu, j'ai été prise d'une nostalgie subite. Et je n'ai pas envie que ça se perde.

Septembre 2007

Rencontre avec moi-même.
"Moi, c'est Manon."

Octobre 2007

Les TPE.
"En gros ON SE FAIT CHIER."

Fiction 1.
"Moi aussi je les haïssais."

Novembre 2007

Come back.
"Je ne partirais pas."

Décembre 2007

A future long trip.
"Et un jour, je reviendrais."

Janvier 2008

Picardie = moutons.
"Tsukasa le grand nous fait un beau lapsus..."

Music is life.
"Voulez-vous une sucette ?"

Février 2008

Samedi 02/02/08.
"La ligne 6 ne passe pas par la gare."

J'aime la fin de l'été.
"De toute façon, la plus belle époque de l'année, c'est la fin de l'été."

Mars 2008

Ivresse malaussénienne.
"Je suis tombé amoureux monsieur, et je ne peux pas faire deux choses à la fois."

Fiction 2.
"Putain, que cette ville était laide."

Avril 2008

Je les aime.
L"Pollux (L) Jean Moulin."

Manifeste pour la langue française.
 "La langue française est belle. Les fautes de langue non."

Mai 2008

König Lear.
"En ce moment, j'ai envie de lire."

L'Amant.
"L'histoire de ma vie n'existe pas."

Juin 2008

Happy day.
"Les hommes sont tous des machistes."

Bye bye.
"Penny Lane."

10

Posté par Darcy_ à 19:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

08 janvier 2009

Cannabis.

Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit. En réalité, j'ai peu de motivation. Je m'assois sur ma chaise, je commence à taper, et j'efface. J'ai écrit de nombreux fragments de texte que je n'ai pas publié. Peut-être parce qu'ils ne sont pas intéressants, peut-être parce que je ne les aime pas. Mais ce soir, c'est différent. J'ai envie de publier une petite expérience littéraire qu'on devra à mes contacts msn. Merci à G., Ca. et M. pour leur aide.

Je vomissais des roses. Elles se déversaient en cascade de pétales roses et rouges de ma bouche ensanglantée, écorchée par les épines qui se dissimulaient parmi eux. Tout dansait devant mes yeux, Elias était entraîné dans une valse effrénée avec un éléphant en tutu rose, Jérémiah jouait sur un piano désaccordé, des couleurs s'entremêlaient pour en former d'autres tandis que je peinais à reprendre mes esprits. J'avais l'impression d'être à un défilé burlesque où les images et les personnages se rencontraient pour jouir d'une folle vie éphémère, et sortaient de moi pour mieux aller se perdre dans un paysage à la fois fini et infini, comme une scène de théâtre où l'on sortirait par un côté pour rentrer par l'autre. Je ne sentais plus la douleur tandis que les pétales prenaient vie devant moi et se mettaient à former un kaléidoscope en changeant de couleur de façon irraisonnée. Je ne savais plus où j'étais ni qui j'étais : j'était fasciné par ce déluge de formes et de couleurs qui s'offraient de mes yeux, par cette profusion de bruits, de chants et d'éclats de rire qui parvenait à mes oreilles. Un homme en costume noir, chapeau haut-de-forme et monocle à monture dorée s'approcha de moi en lissant sa moustache noire, me déclamant une tirade que je ne compris pas, mais qui me rappela vaguement à mes souvenirs d'écolier. Il s'éloigna pour faire place à une jolie danseuse en tutu blanc, qui m'adressa un sourire timide avant de se faire repousser loin de mon champ de vision par un masque de démon chinois grimaçant, qui s'effaça pourtant bien vite, laissant de nouveau la parade envahir mon esprit, m'entraînant dans un songe aux allures de carnaval brésilien.

 


Posté par Darcy_ à 20:45 - || Penny Lane - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

23 décembre 2008

Oh I want you I don't know if i need you but...

Je ne m'en lasse pas.

Posté par Darcy_ à 21:15 - || Discovery - Commentaires [0] - Rétroliens [0]